SURETE ET SECURITE MARITIME DANS LE GOLFE DE GUINEE : EXERCICE «OBANGAME EXPRESS 2017»



Un exercice de simulation de gestion de crise maritime dénommé «OBANGAME EXPRESS 2017» s’est déroulé, du 20 au 29 mars, dans l’espace maritime du Golfe de Guinée, à l’initiative du Commandement Militaire pour l’Afrique (AFRICOM).
Il a regroupé les acteurs maritimes des Etats du Golfe de Guinée, les représentants des centres régionaux et sous-régionaux de coordination maritime, ainsi que les partenaires internationaux de la région autour de certaines thématiques liées à l’Action de l’Etat en Mer. L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs pour assurer, beaucoup plus efficacement, la sécurité et la sûreté maritime dans le Golfe de Guinée, afin de promouvoir le développement de l’économie régionale.

L’exercice de gestion de crise maritime, « OBANGAME EXPRESS 2017 » organisé, en collaboration avec les Etats du Golfe de Guinée notamment le Ghana et le Benin et le Togo comme pays hôte. Cet exercice s’est déroulé autour des thèmes suivants : la pêche illégale, l’attaque à main armée commise en mer, le narcotrafic, et le trafic des êtres humains. Spécifiquement, il s’est agit de renforcer la mise en œuvre de l’architecture de sécurité et de sûreté maritime émanant du sommet de Yaoundé et de la Charte de Lomé.

 Il a été question également de renforcer la coopération en la matière tant sur le plan national, régional qu’international, afin de promouvoir la stabilité et la prospérité nationale et régionale. L’exercice entend aussi renforcer les capacités des pays du Golfe de Guinée dans la maîtrise des renseignements du domaine maritime. Il veut aussi améliorer le partage des informations maritimes, l’emploi des règles d’engagement, de même que le guidage des moyens d’intervention  en mer.

L’opération s’est déroulée en deux phases : la première phase du 20 au 25 mars 2017 a été consacrée à l’instruction et la deuxième beaucoup plus pratique du 25 au 28 mars 2017 dans les eaux du golfe de guinée. Le centre de coordination maritime de la préfecture est resté en contact avec tous les moyens projetés en mer pour assurer la coordination. Pour le Capitaine de Vaisseau TAKOUGNADI Néyo, la cohérence entre les instances de régulation est établie par la création en 2014, de l’organisme national chargé de l’action de l’Etat en Mer, le Haut Conseil pour la Mer et la Préfecture Maritime. C’est pour permettre une meilleure gouvernance du secteur maritime, et d’asseoir une sécurité et une sûreté maritime pour un développement de l’économie bleue que le chef de l’Etat a proposé à ses pairs l’adoption de la charte de Lomé lors du Sommet maritime en octobre dernier.

 Du côté des marins formateurs (Néerlandais et Américains) c’est le même sentiment de satisfaction qui se dégage. Les instructeurs  ont salué l’implication active et ont émis les vœux de rééditer l’expérience de cette formation l’année prochaine. «Nous pensons donc que  les équipes formées sont à même de relever le défi de la riposte si nécessaire» ont déclaré le Commandant LEURIWG et le Capitaine SMIT. La remise des certificats aux acteurs à l’issue de l’exercice a sanctionné la fin de la formation.